Qu'en conclure ?

A l'heure de conclure, l'évidence de la proposition reste.

Le point délicat est le choix de l'approche. Non pas que le choix ne soit net,

mais parce que il faut faire ce choix avec les valeurs de demain qui ne sont pas encore celles d'aujourd'hui (ou pas pour tous).

Si l'on estime que le la (contre)valeur du carbone est de 40 € la tonne et que chacun est libre d'en "commander" autant qu'il le peut, la proposition et le choix de la refacturation n'ont pas d'intérêt.

Et aussi parce que choix va peut-être heurter, à tort, ceux qui s'engagent avec les outils aujourd'hui disponibles, sans voir peut-être que les approches vont coexister, coopérer et se renforcer mutuellement.

 

Il faut donc se projeter dans le temps pour choisir avec les yeux du futur.

Une autre difficulté de ce choix est que on ne peut le faire à la dernière minute, il nécessite un long temps d'anticipation.

Nous avons été si peu efficace ces derniers temps (les trente dernières années) , que le temps nous est compté :

il faudrait instaurer dés à présent la "zéro émissions nette", puisque les effets du réchauffement sont déjà délétères,

mais c'est impossible sans un collapse économique général. On se donne donc encore du temps (trente prochaines années) mais de fait nous ne l'avons plus.

Si nous n'avons pas de temps, nous ne pouvons pas non plus remonter le temps :

nous devrons subir  les effets des émissions passées qui continueront longtemps de réchauffer le climat.

C'est la plus grande difficulté dans cette crise : comprendre que le mot "assumer" n'est pas vide de sens.

Et pour que le mot "assumer "ait un sens , il faut que le mot "responsable" en est un aussi.

C'est tout le sens de la mise en avant de la responsabilité par cette proposition.