Changer de méthodes

La nécessité de changer de méthodes, c’est le constat que fait souvent Nicolas Hulot.

La nécessité de changer de paradigme des moyens à une obligation de résultat, c’est ce qu’a proposé Pierre Calame à la convention citoyenne pour le climat.

Certains incriminent la volonté, d’autres l’acceptabilité.

L’une et l’autre progresse, mais si lentement !

Comment accélérer ?

Il est juste de dire que on ne peut avoir des ambitions qui ne seraient pas acceptées.

Par contre faire croire à de fortes ambitions et ne pas s’astreindre à les tenir, voila la mauvaise méthode.

Points clés d’un changement de méthodes pour augmenter les résultats  :

Caler l'ambition des proposition sur le niveau d'acceptation (un peu au dessus tout de même)

Mais au préalable Aider a augmenter (fortement)  le niveau d’acceptation (1) :

      • Faire parler la science (éducation, …)
      • Faire parler la justice (réduire les inégalités , outils de mesures , liberté de choix …)
      • Faire parler la démocratie (choix collectif du curseur de l’effort)
      • Faire la solidarité (aides à l’adaptation)

Passer de moyens à une obligation de résultat

      • Compter avec une unité de compte solide (2) (c'est en partie l'objet de cette proposition)
      • mesurer la performance et prendre des actions correctives  si l'objectif n'est pas atteint (3)

Les 30 dernières années , en France :

les objectifs étaient ambitieux : réduire par un facteur 4 nos émissions GES (100 en 1990 -> 25 en 2050 )

Nos réalisations sont sur une pente de réduction facteur 2 , soit 50 % de l'objectif  si on considère les émissions en France (inventaire)

mais négatives (on augmente les émissions au lieu de les réduire) si on considère l'empreinte carbone ( émissions en France + émissions importées)

Nul doute que le niveau d'acceptation est encore faible, et donc qu'il l'était davantage encore sur la période.

Si les discours n'ont pas manqué d'emphase, les mesures proposées se sont calées sur le niveau d'acceptation.

L'unité de compte reste trop approximative (l'empreinte carbone n'est connue que en ordre de grandeur après 2 ans de retraitements).

Si des gains d’efficacité ont était fait, ils ont souvent été annihilés par l'effet rebond, et l'augmentation de la consommation en général.

Les 30 prochaines années :

Puisque on n'y arrive pas, essayons donc de faire plus : on passe de x 4 à x6 .

Puisque on ne change pas une méthode qui perd, pourquoi ne pas continuer comme avant ?